mardi 19 mars 2019

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mardi 9 janvier 2018

Les nouveaux sweets sont là !


AG Finale!

Bonsoir chers CCéens !
J'espère que vous tenez bon en cette période intense. Que les prières de nos amis présents au chapelet ce soir nous accompagnent jusqu'à la fin de semaine !
Ce mercredi : l'AG
Qu'est-ce que c'est ?
  • retour en images sur le semestre
  • validation du nouveau bureau
  • on dit au revoir à ceux qu'on reverra pas d'ici un bail puis on pleure un bon coup
  • on rentre chez soi pas très tard
Les horaires :
Comme d'habitude les amis, sauf qu'on terminera un peu plus tôt :
  • 18h45 : messe à St Germain
  • 19h45 : repas --> RACLETTE !!!
  • 20h30 : AG
Les news
### Mini-pélé après les finaux ###
Ce dimanche, la CCE vous emmène en mini-pélé dans Compiègne et ses alentours. Ce sera notre dernière activité ensemble ce semestre, en particulier pour tous ceux qui partent en stage en février... Réservez votre dimanche !
### Pulls ###
Ils sont beaux, ils sont chauds, ils coûtent 20 € ! Ramenez votre chèque ou billet ce mercredi si vous voulez étrenner votre pull tout neuf pendant l'intersemestre...
Courage !



Clem le Weekman

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mardi 27 juin 2017

La CCE : Le Grand Final ! (jusqu'a l'année prochaine !)

NB: L'auteur indique cordialement au lecteur que pour comprendre cet article, il faut se mettre dans la logique étudiante actuelle : en pleine période d'examens !

C'est vrai ça, pourquoi la CCE n'aurait-elle pas son final, elle aussi ?

A.G. ne veut pas dire "Asymptote Générative" alors n'en aie pas peur, c'est au contraire une pause sympathique (et rapide, rassure toi) qui t'es proposée au milieu de tes révisions. Par-dessus le chapeau, on allumera enfin le barbecue de la CCE !

Parce que ta CCE a aussi une vie d'asso, nous concluerons cette belle année par une assemblée générale au cours de laquelle nous nous exprimerons ensemble sur toutes les belles choses réalisées au cours de l'année.


Quel est ton retour sur les soirées ? Quoi de prévu pour l'année prochaine ? Quel sont les talents recherchés pour l'année prochaine ? On en parle Mercredi !
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Soirée CCE

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Bon à savoir

Les finaux se terminent dans 4 jours. (J'ai découvert ça ce matin j'étais hyper refait)
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Dis-moi Weekman, est-ce ton dernier weekmail ?


Signé : le Weekman

dimanche 18 juin 2017

Le numérique et la foi (Eglise & Innovation)

Nos trois intervenants du mercredi 1er Juin étaient tous trois des gars « du terrain » !
Stanislas est le cofondateur de l’appli devenue startup La quête. Thomas est membre de plusieurs mouvements et associations d'Église, et il est particulièrement actif dans la démarche de l’asso Eglise & innovation. Finalement, François est membre d’un groupe de réflexion animé par les Dominicains au sujet de la place du numérique dans l’Eglise et dans notre foi.

En premier lieu, chaque intervenant a répondu à une question phare.


François nous a éclairé sur la question : Le numérique est-il au service de notre foi ?

François a commencé sa vie professionnelle comme ingénieur en informatique, puis il a travaillé dans l’Eglise (à la conférence des évêques de France) en 2008-2009, juste quand les réseaux sociaux sont arrivés massivement. Au début, les chrétiens étaient « préservés » de cette vague technologique. Puis dans les années qui suivirent ils investirent ces technologies pour une communication plus effective. Les gens sont demandeurs de relations personne à personne, ils veulent pouvoir réagir, commenter. Donc l’Eglise est passée d’une communication descendante (Vatican – évêque – Laïc) à une interaction avec le laïc au même niveau.

« Premièrement, il faut se demander quelle est notre pratique de la Foi ! »
Est-ce une foi d’amour, de partage, de service, de charité aux plus démunis ? Une foi « en solo » : prière et vie intérieure ? Une foi collective : rassemblements, pèlerinages…
Dans notre foi, nous recherchons tous la justice, c’est-à-dire œuvrer pour le bien commun.

Pour chaque nouvelle technologie, on doit se poser la question est-elle au service de ces choses là ou va-t-elle les dénaturer ? et ainsi on discerne si la technologie est au service de la foi.

Par exemple, une application ayant connu un boom ces derniers temps est Allo restau. On pourrait dire qu’elle ne valorise pas la qualité de la gastronomie, dénature un peu le côté social du repas, mais elle ne révolutionne pas pour autant le restaurant de manière négative ! Comme certaines « bonnes technologies ». Ce sont des moyens, des outils, ils ne dénaturent pas, ils sont à utiliser pour toucher plus de gens, nous faciliter les choses.
Une appli de liturgie qui fournit des textes nous aide à prier, mais elle ne prieras jamais à notre place ! Elle ne dénature pas la prière.
D’après François, les nouvelles technologies n’ont rien d’un changement majeur pour notre pratique de la foi.

Clément  s’est interrogé sur le fait que certaines technologies dénaturent justement. C’est le cas de l’application god bless yoo qui dénature un peu la bénédiction car elle permet de bénir une photo puis de l’envoyer à ses proches.
Réponse : Il faut regarder qui promeut cela : le fondateur qui a développé cela l’a amené de manière bienveillante, saine, au service de l’Eglise. Ca ne fait peut être pas avancer l’Eglise, mais il est sûr que ça ne la fait pas reculer. Donc il faut regarder avec bonté ce genre d’initiatives.

Bérénice : Que faites-vous dans votre groupe de réflexion Dominicain ?
Réponse : On cherche d’abord des personnes qui cherchent à intervenir dans des aumôneries comme la vôtre. Et l’on publie également des réflexions sur ce genre de thème. On organise finalement des événements qui cherchent à promouvoir des projets innovants au service de l’Eglise (comme dernièrement un Hackaton catholique).

Bérénice : Mais comment les dirigeants de l'Église réagissent ?
Réponse : Ils ont une grande prudence envers ces personnes qui cherchent à se valoriser. Mais certains accueillent cela avec bienveillance, et nous offrent des moyens (financiers, conseils) pour travailler.


Puis c’était au tour de Stanislas de s’attarder sur la distinction entre une Startup catho et une startup classique.

A la fin de ses études en 2013, Stanislas a créé une startup pour aider entreprises à gérer leurs comptes. Puis il a développé une application pour faire des dons à l'Église : La quête. L’appli a eu un gros écho médiatique, et donc elle s’est lancée en startup.
Dans une startup catholique, vous avez une dimension associative et une dimension entrepreneuriale : vous avez des salariés mais pas d’objectif d’enrichissement à long terme. De plus, une startup catho peut demander des dons.
Toute startup reste un modèle basé sur rentabilité financière : on cherche à créer une pérennité qui n’est pas liée à la demande de don.
Mais la startup catho est là pour l’Eglise :
-       Un entrepreneur reste un entrepreneur : il doit lever des fonds auprès d’actionnaires, avoir des idées, maintenir un objectif de rentabilité.
-       MAIS on est au service de l’Eglise : le produit est utile à l’Eglise. Autrement dit, si la startup coule, on doit quand même faire fonctionner le produit à perte. Aucune autre startup ne ferait une chose pareille !
Cela se voit dans notre relation à l’argent qui transite via La quête. On aurait pu faire pression avec cet argent, et ainsi imposer notre application aux diocèses en disant qu’ils seraient obsolète sans elle ! Mais l’on se contente de proposer l’application. 80% disent oui. 20% ont peur du numérique, mais on n’ira pas leur imposer. Le but n’est donc aucunement de conquérir des marchés.


Les startupers catholiques ont en général tous d’autres activités à côté. Être startuper nous donne une expertise pour bosser comme bénévole pour l’Eglise (par exemple, communication pour les formations Alpha).

Baptiste a alors posé la question : « Tu te vois faire ça toute ta vie ? »
Réponse : Oui dans la mesure où j’ai toujours des choses à créer dans ma boîte. On est dans un lâcher prise. Les actionnaires, au bout de 3 jours ont entendu : « faites gaffe, vous allez probablement tout perdre ». (Une startup catho est bien la seule où l’on puisse dire cela !) Pour nos actionnaires, leur placement est plutôt un don (éventuellement rentable) qu’un investissement !


Il restait à Thomas la question : “être requin, est-ce être chrétien?”
Où comment se positionner comme chrétien dans le monde du business ?

Thomas a toujours été un “hyper engagé” de l’Eglise : il a eu des années où il a enchaîné des concerts, parcours alpha, sessions d’évangélisation....
“Dans l'Église, on a plein de bonnes volontés. Mais il semble que l’on fait des piles de bon cons , on te fait faire ce que tu sais pas faire pour t’éviter de t’enorgueillir. Dans ce fonctionnement, comment être performant ?”
La conséquence de cela : plusieurs choses dans l’Eglise éloignent les fidèles de Dieu car elles sont mal faites. Elles sont plein d’amour! Mais c’est un fait, elles ne sont pas bien faites.
Thomas a pris son exemple personnel. Diplômé de communication et de marketing, il met aujourd’hui de vraies compétences professionnelles au service de l’Eglise.
“C’est aussi pour nos compétences que nos prêtres comptent sur nous !”
Prenez le séminaire : rien n’est aussi peu digitalisé, donc à nous d’être là à côté des prêtres ! Le Père Martin tout de même mentionné que des séminaires (Talentheo) étaient mis en place pour coacher les prêtres sur ce qu’ils n’apprennent pas au séminaire (communication, réseaux sociaux…).

Thomas est un membre de l’association Eglise & Innovation numérique, qui regroupe les compétences des startups cathos du numérique. L’objectif est de fédérer les startups pour faire un écosystème qui fonctionne. Être membre de ce collectif, c’est avoir de la crédibilité auprès des investisseurs.
Ce collectif a un label : la church tech. Ainsi, les startups peuvent se présenter ensembles.

Thomas est réaliste : il sait que, d’un point de vue économique, l’Eglise est un marché. Investir dans le secteur du numérique à pour objectif de moderniser les pratiques. Si des personnes bienveillantes (telles que les startups de ce collectif) ne se chargent pas de cette modernisation, des « requins » auront tôt fait d’arriver pour exploiter le marché sans dimension de service aucune.
“Si on allume pas aujourd’hui le numérique à l'Église, on sera complètement hors-jeu dans 15 ans quand il sera indispensable à nos concitoyens!” précise-t-il.


Quel est l’avantage du numérique pour l’Eglise ?
Il révolutionne l’Eglise autant que l’imprimerie l’a fait auparavant. Avant, tout était oral et la Bible était racontée. Alors qu’aujourd’hui, on peut évangéliser quelqu’un de l’autre côté du monde seulement par facebook.

                                                       
Soeur Ana s’est questionné sur le fait que l’on parle beaucoup de faire, or dans l’Eglise il faut aussi être. Et qu’en est-il de tous ces pays moins développés qui ne sont pas au jour de ces innovations numériques ?
Réponse : Les régions où il y a le plus gros travail d’évangélisation sont aussi celles où tout le monde est connecté (En Afrique, 90% de la population est équipée d’un téléphone, 10% d’une carte bleue). Mais le plus gros travail d’évangélisation reste en France et dans le monde occidental ! Et là tout le monde est connecté. Aujourd’hui, convertir c’est un vrai challenge.

Valentin : Dans tout cela, étudiez-vous l'Éthique, la philosophie de la chose, avez vous une réflexion de fond ?
François : Les dominicains ont mis cela en place récemment. Par exemple nous menons une importante réflexion sur la question du transhumanisme. Il y a aussi pas mal d’instituts de formation (ex université catholique : colloques, formations etc) ou s’abordent les questions éthique et sur l’anthropologie du numérique.

Jeremy : pourquoi choisir une startup au lieu d’une asso ?
Stanislas : Ce fut un très long débat. Une asso récolte des dons. Or, se voyait-on lever des dons pour une asso qui permet de lever des dons? (car c’est ce que fait la quête) Évidemment non.
D’ailleurs les investisseurs, après coup, nous disent qu’ils n’auraient pas financé une association.
“On se prend tellement de gifles, que si tu n’as pas un minimum d’espoir que ça marche financièrement, tu coules direct ! On a des objectifs de rentabilité, ce qui motive à fond ! C’est ce qui nous permet d’aller expérimenter la quête au canada. Et puis pour question de crédibilité  et de professionnalisme : une startup se veut pérenne. Un cas d’école est MesseInfo qui n’a pas de contrat avec ses utilisateurs. Ce qui fait que ça n’est pas géré de manière professionnelle (problèmes techniques, pas de retour si les horaires sont faux…).

André : Est-ce que le vatican met en place une commission ou autre comme la vôtre ?
Réponse : Il y a un cardinal/responsable chargé du numérique. C’est réflexion qui passe à l’Action avec l’incubateur du Vatican.

Val : la temporalité du numérique est-elle vraiment le même que la temporalité de la Foi ? Faut-il changer les pratiques car le numérique change ?
Stanislas : On s’auto-définit comme le “poil à gratter des évêques”. Il faut faire bouger les choses. Sans nous, par rapport au numérique, ca aurait pris beaucoup plus de temps.

François : foi et numérique sont compatibles, mais ça demande une ascèse particulière pour ne pas se faire submerger par le temps de la technologie.